Honneur au mulet, ce compagnon   d’effort et d’infortune

Par Claude Kissling

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Pourquoi les ânes nous font du bien

Par Isabelle Taubes

L’âne, qui avait presque disparu, revient brouter dans nos campagnes - et dans nos villes -, en tant qu’auxiliaire en thérapie ou en médiation animale. Mais il est aussi un compagnon idéal pour randonner et se détendre. Et pour cause : la relation avec eux est un authentique apprentissage du respect de l’autre et de la zen attitude.

Des ânes à l'hôpital

Nous sommes en banlieue parisienne. Pourtant, derrière les murs des Hôpitaux de Saint Maurice, broutent quatre ânes, Bambou, Bohème, Fripouille et Obama. Ils cohabitent avec un troupeau de moutons d’une grande élégance - de magnifiques Thônes et Martod aux yeux cerclés de noir, et quelques poules, sous le regard vigilant de deux grands chiens blancs, Lixi et Gospel. Ces animaux appartiennent à l’association « Ânes en ville » qui a entrepris de remettre un peu de nature en milieu urbain. Des arbres fruitiers, des plantes aromatiques font de ce lieu une sorte de Jardin d’Eden en miniature. Récemment, d’autres hôpitaux ont décidé d’accueillir des animaux, en particulier Ville Evrard, également en région parisienne : les zoothérapies, les thérapies avec les animaux, complètent efficacement les techniques plus classiques et rendent la vie des patients (et des soignants) plus gaie. Mais ceux de l’association apportent un petit plus : les habitants du quartier peuvent profiter de leur présence bienfaisante. Les ânes oeuvrent également à l’entretien des vastes espaces qui les entourent. Alors qu’ils étaient en friche depuis de nombreuses années, grâce à ces jardiniers en sabots, ils sont maintenant accessibles aux patients en fauteuil.

C’est l’amour qui a décidé Judith Rannou, la présidente de l’association, à rejoindre la capitale. Propriétaire d’un âne, il n’était pas question de l’abandonner. Elle l’a donc apporté dans ses bagages. C’est ainsi que l’association Ânes en ville est née, en 2015. Aujourd’hui, ils sont quatre et chacun possède un tempérament bien marqué, ce qui est très utile pour les activités thérapeutiques. Tel patient sera attiré par l’un plutôt que par l’autre. C’est vrai aussi pour les animaux qui peuvent marquer des préférences. Bohème, la paisible, est particulièrement respectueuse de l’humain. Tandis qu’au contraire, Bambou, très sociable et affectueux, mordille volontiers les vêtements des visiteurs. Fripouille, le neveu de Bohème, est très doux. Il est tout mignon et attendrissant, alors qu’Obama, grand âne noir du Berry, impressionne par l’image de force tranquille qui émane de lui. En revanche, ils sont tous d’une indulgence remarquable dans leurs relations aux patients, assure Judith Rannou. « Ils font plus attention qu’avec des personnes valides ».

Comment les ânes aident les humains

L’asinothérapie ou asino-médiation se pratique depuis une vingtaine d’années. Plus qu’une thérapie proprement dite, il serait plus juste de parler d’activité d’éveil. Les lieux où il est possible de se faire du bien avec un âne se multiplient, il en existe désormais un peu partout. Toute personne en demande d’aide ou de mieux-être peut recourir à l’asinothérapie, et les indications sont très variées : personnes âgées, personnes souffrant de troubles mentaux ou de handicap physique etc… Tous les mardis, un petit groupe d’enfants handicapés vient rendre visite aux ânes de Saint Maurice. A ces jeunes patients, ils donnent envie de parler, de communiquer, ils font surgir des émotions qui ne se seraient pas exprimées sans eux. Les ânes sont aussi en relation avec les personnes âgées de la résidence médicalisée « Les Parentèles de la ville du Bois », située dans l’Essonne où travaille Judith Rannou quand elle ne s’occupe pas de ses ânes.

Pour les personnes âgées, le spectacle de ces animaux, le désir d’entrer en contact avec eux, stimule la mémoire et fait remonter des souvenirs, des moments de vie. « Déjà, il faut se souvenir du nom de l’animal », fait remarquer Judith Rannou. Les ânes font appel aux pulsions de vie des patients, ils les font sortir de l’immobilité, et simultanément, les apaisent, réduisent leur anxiété. Le simple fait de caresser un animal fait baisser les tensions. Mais avec les ânes, les sens – la vue, le toucher, l’odorat - sont plus stimulés qu’avec des animaux plus communs (chien, chat, lapin, cochon d’Inde). De plus, ces gros animaux invitent à une précision du geste. Il ne faut pas les effrayer par des mouvements trop brusques.

Les personnes âgées, en situation de handicap malades ou les malades, ne sont pas seules à bénéficier de l’apport bienfaiteur des ânes. Des activités sans objectifs thérapeutiques destinées aux enfants des écoles sont aussi mises en place. C’est l’occasion d’apprendre à s’occuper d’un animal, à gagner sa confiance, à constater qu’il va bien. C’est une façon de donner aux enfants le sens des responsabilités, de les aider à grandir.  

Les personnes qui travaillent dans le soin avec les animaux ont une formation classique en psychologie et/ou dans le domaine médical ou paramédical (orthophonie, ergothérapie, psychomotricité, éducateur, soins infirmiers). Mais elles doivent aussi avoir une fine connaissance des besoins et réactions des animaux avec lesquels elles accompagnent leurs patients. Elles sont responsables du bien-être des deux.

Psychologie de l'âne

Les ânes vivent au côté des hommes depuis plus de 5 000 ans mais ayant presque disparu des campagnes françaises, nous les connaissons mal. Et c’est dommage car la relation avec eux est un authentique apprentissage du respect de l’autre et de la zen attitude. Si l’âne est aussi apprécié en médiation animale, c’est pour son calme, sa tendresse, sa patience et son tempérament joueur. Mais impossible de forcer un âne et inutile de le brusquer : il obéit par affection, parce qu’il en a envie. Quand il n’est pas d’accord, il se bloque. Entrer en relation avec cet animal exige donc du tact et de la douceur. Et rendons-lui justice : l’expression « bête comme un âne » est pure calomnie. L’âne serait même plus intelligent que le cheval. Contrairement à ce dernier qui fuit au galop dès qu’il pressent un danger ou à ceux d’entre nous qui se laissent happer par leurs angoisses, l’âne réfléchit et analyse la situation.

Il a en commun avec l’humain d’être un animal social. Isolé, il est malheureux et devient agressif. Il a besoin de vivre en troupeau. Chaque membre du groupe a sa place et son rôle. Les plus âgés dirigent, les plus jeunes suivent. Ils cherchent rapidement à s’affirmer, tandis que les ânesses, plus douces, restent ensemble. Les ânes copains se mordillent mutuellement avec leurs dents au niveau du garrot et de l’encolure - ce que l’on appelle le grooming. C’est leur façon de montrer qu’ils s’apprécient. Seuls les mâles non castrés se montrent parfois violents, allant jusqu’à se battre à mort. Et, selon les spécialistes, mal socialisés et éduqués, ils peuvent assimiler un homme à un rival à abattre. Il est donc important de placer des limites très tôt. Un petit ânon à qui l’on permet tout, prendra l’humain pour un semblable et agira avec lui comme il le fait avec ses compagnons, ce qui se révèlera problématique quand il aura grossi de quelques centaines de kilos. En particulier quand il aura envie de poser ses membres antérieurs sur les épaules de son humain préféré.

Randonner avec un âne

Il est important d’acquérir quelques notions basiques de psychologie asine avant de décider de côtoyer un âne. Actuellement, de nombreuses associations et des âniers proposent des randonnées d’une semaine, d’une journée ou d’une heure. Le plus célèbre randonneur fut l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, auteur de « L’Ile au trésor », qui entreprit de traverser les Cévennes en 1878 après un chagrin d’amour. Ses débuts avec l’ânesse Modestine furent compliqués, raconte-t-il dans « Voyage avec un âne dans les Cévennes », récit de son périple. Mais très vite, il se laissa gagner par le plaisir de « quitter le nid douillet de la civilisation ».  Il parcourut au total 192 kilomètres.

Avec un âne, le voyage s’effectue à pied. Il n’est pas question d’équitation mais d’une forme originale de « slow tourisme ». Bâté et tenu en longe, il porte les bagages. S’il est suffisamment grand et solide, il peut être sellé et porter un enfant de 40 kilos maximum. Pour des raisons anatomiques, il ne doit pas être monté à cru (sans selle) ; ce serait douloureux pour sa colonne vertébrale. Randonner avec un âne est une formidable occasion de découvrir la nature en famille, d’autant plus que la plupart des ânes se montrent spécialement câlins avec les enfants. En ce siècle pollué et bruyant, nous avons tout à gagner à adopter leur pas lent mais d’une sûreté à toute épreuve.


Collecte des déchets avec un âne sur les plans d’eau de Paris Vallée de la Marne

Veolia intervient depuis plusieurs décennies pour la collecte des déchets présents dans l’eau et sur les berges des plans d’eau de la Communauté d’Agglomération Paris Vallée de la Marne. Cette intervention réalisée régulièrement est nécessaire pour maintenir le bon état sanitaire, paysager et écologique des plans d’eau mais aussi pour préserver la qualité de l’eau.

A partir de 2020, des interventions de collecte des déchets avec un âne seront réalisées. Lors du tour des plans d’eau, un agent sera chargé de collecter les déchets avec une pince à déchet ou une épuisette et l’âne permettra de les stocker et les transporter avant leur envoi dans un centre de valorisation.

Contrairement à l’usage d’un véhicule motorisé, cette traction asine présente certains avantages de développement durable et notamment une réduction des émissions de gaz à effet de serre, une absence de dégradation des sols, un outil de sensibilisation du public sur l’énergie propre, une activité créatrice d’emploi, de lien social et favorisant le maintien de savoir-faire locaux et traditionnels.

Cette action sera réalisée dans le cadre d’un partenariat entre Veolia et L’Ânerie Bacotte, créée en 2008 par Michel et Monika BRUN à Bois-le-Roi. Cette association réalise des formations mais aussi différentes activités avec des ânes comme la randonnée d’âne de bât, l’asino-pédibus, le maraîchage, l’éco-pâturage ou la collecte des déchets. L’Ânerie Bacotte a été récompensée par un trophée des Réserves de Biosphère de l’UNESCO en 2014 pour l’aménagement d’un potager biologique en permaculture et en traction par l’âne.

Une journée d’intervention de collecte des déchets avec un âne aura lieu chaque mois de février à novembre. La première intervention a été programmée le mercredi 5 février 2020.


Niort : l’âne aux pieds déformés qui émeut la twittosphère

par Hélène Echasseriau

La photo d’un âne aux pieds en mauvais état à Niort a ému la twittosphère, dimanche. Les services vétérinaires de l’Etat se rendent sur place ce mercredi.

Il a suffi d’une photo postée sur le réseau social Twitter pour qu’un âne qui vivait jusqu’ici dans le plus grand anonymat, dans un pré à la sortie de Niort devienne l’objet de toutes les attentions. Dimanche dernier, le 29 septembre, de retour d’une promenade, une Niortaise poste des photos de cet âne blanc aux sabots extrêmement longs. Si longs que la corne non entretenue entrave ses déplacements (entre autres conséquences potentielles non visibles). 

« Je n’ai jamais vu de sabots dans un tel état dans le secteur. C’est dramatique, ça fait peur » commente Martine, une bénévole de l’Association des amis des ânes (Adada). Cette Deux-Sévrienne, très impliquée dans cette association nationale reconnue d’utilité publique de protection des ânes est allée voir l’animal en question. D’autant que l’association avait, elle aussi, reçu un signalement.

Comme la promeneuse niortaise, elle a contacté les services vétérinaires à la préfecture, ce lundi 1er octobre. « Il va y avoir une intervention d’un vétérinaire de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations » se contente de répondre la préfecture des Deux-Sèvres. Selon nos renseignements, l’intervention devrait avoir lieu ce mercredi 2 octobre.

Mise en demeure ou retrait des animauxA ce stade, le représentant de l’Etat va examiner les ânes présents dans le pré : l’âne blanc mais aussi les deux ânesses et l’ânon qui partagent sa pâture... Selon l’expertise du vétérinaire, deux suites pourront être données. Soit les animaux ne sont pas considérés en danger et le propriétaire (*) est mis en demeure de les faire soigner au plus vite. Soit il y a urgence à les sauver, auquel cas ils peuvent être retirés à leur propriétaire et confiés à une association.

« Tous les ânes placés par les services vétérinaires arrivent dans notre refuge à Ambert, dans le Puy-de-Dôme. Nous sommes un peu saturés car nous nous en avons plus de 300 à ce jour » indique la Fressinoise de l’Adada. Et pour l’heure, l’Adada ne peut pas confier des ânes temporairement à des particuliers car « le principe des familles d’accueil n’est pas dans nos statuts ». En revanche, les ânes sauvés et remis sur pied sont ensuite proposés à l’adoption. « Mais cela peut être parfois long ».

Il faut d’abord réaliser un bilan de santé de l’âne, prodiguer les soins, l’identifier et parfois… l’apprivoiser s’il a été un peu livré à lui-même sans contacts rapprochés avec l’homme. « Ils peuvent être adoptés quand ils sont en bonne santé et en confiance » explique Martine, la bénévole de Fressines, très impliquée dans l’Adada. « J’ai fait partie du conseil d’administration. Aujourd’hui, je gère la page Facebook » restant évidemment mobilisée en Deux-Sèvres. Les ânes, elle adore et elle connaît bien. Elle en a cinq à la maison.


vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous une masse d'informations sur l'âne éditée par le campus vétérinaire de Lyon

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Faits d’hier                                L'âne, un animal au rôle primordial dans la campagne creusoise d'antan

 

Aujourd'hui, pour la 20 e année consécutive, à l'initiative du Foyer rural, Glénic fête l'âne. Cet animal, malmené par ses semblables dans la fable Les animaux malades de la peste, « ce pelé, ce galeux » sur lequel on crie « haro », fut dans la Creuse de première utilité pour les paysans.

 

Le cheval du pauvre

 

Marguerite-Marie du Muraud a peint dans plusieurs ouvrages la vie dans nos campagnes. Dans Comme les autres jours publié en 1944, elle écrit : « Depuis un certain nombre d'années, l'âne, si l'on peut dire, perd du terrain. Des gens qui, naguère, se contentaient d'un baudet, l'ont remplacé par un cheval, et ceux qui possédaient un cheval roulent en automobile. C'est donc en moins grand nombre qu'autrefois que les ânes, aujourd'hui, suivent leur petit bonhomme de chemin ».

L'achat d'une bête asine, rappelle-t-elle, était un acte réfléchi, nécessitant à se rendre à une foire réputée comme celle de Saint-Vaury ou d'Argenton-sur-Creuse : « Un âne de deux ans ne valait guère que cent-cinquante francs il y a une cinquantaine d'années ! Sa nourriture n'allait pas loin, encore qu'il tondit de nos prés un peu plus que la largeur de sa langue… et, à cette époque, pour 32 sous, le maréchal vous le ferrait des quatre pieds ».

Cela faisait de l'âne « le cheval du pauvre » : « Les pauvres gens ne possédant ni bœufs ni vaches l'utilisaient comme un animal de travail, le mettant même à l'araire et s'ils n'avaient pas de voiture pour atteler leur bourricot, le chargeaient quand même de maints fardeaux, poursuit M.-M. du Muraud. […] Selon les jours, ce sont des pommes de terre qu'il ramène des champs, quelques douzaines de fagots, le regain nouvellement fauché […]. Pour ces travaux coutumiers, l'âne ne fait point toilette. Ses cuirs ternis, écaillés, sont souvent raccommodés d'un bout de corde, mais, en d'autres circonstances, il est doté d'un harnachement soigné : lorsqu'on "le garnit" en vue d'un voyage en ville, il porte sangle neuve, traits bien cirés, collier bien rembourré ».

L'auteur note que la jeunesse, à laquelle on ne permettait pas de disposer d'un cheval, « se trouvait fort satisfaite qu'on lui abandonnât l'âne : les gamins de dix ans se piquaient de savoir l'atteler sans aide et la bête se montrait digne de la confiance que la famille lui témoignait ». C'était alors parti pour « des expéditions de 20 kilomètres pour le moins ! Le goûter dans le coffre de la voiture et, dans les très grands jours, une limonade à l'auberge ! ». M.-M. du Muraud rapporte que, selon certains, un morceau de pain trempé dans du cidre donnait à l'âne un « coup de fouet » efficace au moment du départ.

 

Un morceau  de pain trempé dans du cidre donnait à l'âne un coup de fouet

 

Aujourd'hui rentré en grâces, l'âne accompagne les randonneurs sur les chemins, portant sur son dos les enfants et dans une besace jetée sur ses flancs le casse-croûte. Les maraîchers et agriculteurs « bio » l'utilisent pour leurs travaux. Par les nombreux services qu'il a rendus et qu'il rend encore à l'homme, l'âne n'a jamais mérité le fameux bonnet dont on affublait jadis les mauvais élèves.


Gloire et misère de l'âne marocain

Par Meriem Rkiouak

Il n’y aurait plus d’ânes au Maroc dans un avenir proche. On dirait une blague, tellement on s’est habitué à la présence, discrète mais on ne peut plus précieuse, de cet animal docile et dévoué. Pourtant, c’est la triste réalité: l’effectif est en chute libre à cause de la mécanisation et de l’élevage informel. Mais, avant d’en arriver là, l’âne marocain a vécu son heure de gloire. Entre le passé et le présent, BAB passe en revue les heurs et les malheurs du 4X4 des montagnes.

Entre les Marocains et l’âne, c’est une histoire millénaire de vie commune. En effet, le Maroc est le premier pays à avoir domestiqué cet animal sauvage à l’origine, dès 4000 av. J.-C.
Jusqu’à 2007, l’âne marocain était un digne ambassadeur du Royaume à l’étranger et s’exportait à merveille en France et en Espagne. C’est maintenant de l’histoire ancienne, puisque l’état des ânes, réduits aux travaux de labour, laisse beaucoup à désirer.
à commencer par le cheptel qui se rétrécit d’une année à l’autre. Selon Mohamed Belmou, directeur du festival de l'âne de Beni Ammar “Festibaz”, le Maroc compterait aujourd’hui 962.000 ânes, contre un million dans les années 90. Pis, l’âne serait en voie d'extinction au Maroc du fait de la mécanisation des fonctions jadis propres à l'âne, de l'absence d'un programme national de protection et de l'exportation.
Cette baisse résulterait aussi de l’absence d’un élevage structuré, d’après le ministère de l’Agriculture. Les données les plus récentes du même département montrent que 75% de la population asine marocaine vit dans les zones bours (contre 25% dans les zones irriguées), où l’âne est principalement utilisé dans le colportage de l’eau, le transport des marchandises et des personnes ainsi que dans divers travaux agricoles voire dans la contrebande, dans certaines régions du Nord.

Le 4X4 des zones montagneuses

Ce cheptel se compose de deux types de races, à savoir celles provenant de l’importation (catalane et poitevine), utilisées dans le croisement pour la production de mulets, et les races autochtones.
Conséquemment à la baisse de l’effectif, le prix de l’âne a considérablement augmenté, et oscille aujourd’hui entre 1.500 et 4.000 dirhams, selon les régions et les saisons. Il s’est renchéri, le 4X4 des montagnes, mais il reste moins coûteux qu’une voiture, quand même !
Les prix des équidés chutent, par ailleurs, en période de sécheresse car, faute de pouvoir les nourrir, les petits agriculteurs les abandonnent dans la nature, ce qui induit une baisse des prix.
Le plus grand nombre d’ânes se trouve dans les régions montagneuses et à faible mécanisation où, en l’absence d’infrastructures routières et d’équipements agricoles, les quadrupèdes sont très sollicités.
à Fès aussi, on note une concentration importante des ânes, très utiles pour porter bagages et marchandises dans les ruelles de la médina, trop étroites pour les voitures et les camions...

Quid des conditions de vie de ces travailleurs infatigables qui se tuent à la tâche sans jamais se plaindre ? Inutile de dire qu’elles ne sont pas de tout repos. Le Pr Hassan Alyakine, directeur de la Société protectrice des animaux et de la nature (SPANA) explique les cas de maltraitance des ânes par le fait que la plupart de leurs propriétaires sont des personnes démunies et illettrées qui survivent tant bien que mal grâce à leurs animaux: transport de personnes ou de marchandises, colportage de l'eau, labour, ramassage des ordures / déchets...
Dans un entretien à BAB, il fait état cependant d’“une nette amélioration du bien-être de l'âne durant ces dernières années”, relevant “une prise de conscience de la part des propriétaires qui n'ont généralement plus tendance à maltraiter leurs animaux” grâce aux efforts déployés en matière de vulgarisation et de sensibilisation à l'importance du bien-être animal.

Quand les Européens s’arrachaient les ânes “made in Morocco”

Non seulement les ânes contribuent-ils à l’amélioration des revenus de leurs propriétaires, mais ils participent aussi au PIB du pays par le biais de l’export. En effet, il n’est pas bien lointain le temps où l’âne était associé à la marque Maroc à l’international, un peu comme les agrumes, les tomates cerises ou l’artisanat.
Le Royaume était, tenez-vous bien, le premier exportateur d’ânes dans le monde jusqu’à la fin des années 2000. Selon l’Office des changes, le volume d’exportations entre 2000 et 2005 a atteint 16,1 tonnes, contre 5,3 tonnes pour la seule année
2006.
En 2007, une épizootie de la peste équine s’est déclarée au Royaume, poussant l’Union européenne à interdire l’importation des équidés marocains. Suite à cet embargo, le Royaume a perdu ses deux principaux clients: la France et l’Espagne.
Après un gel de deux ans, l’UE a fixé un ensemble de règles sanitaires pour l’import des ânes. Plus aucun âne n’est autorisé à franchir les frontières européennes sans son certificat sanitaire qui comporte les tests et analyses d’usage prouvant l’absence de maladies et la réalisation de tous les vaccins exigés. Comme une carte d’identité, ce document doit comporter le nom, l’espèce, la race, l’âge, la robe et le sexe de l’animal, ainsi qu’un numéro d’identification et les noms des géniteurs. Pour un maximum de traçabilité, les bêtes sont équipées d’une puce placée sous le derme de la bête, qui contient tous les renseignements nécessaires.
Deux marchés de perdus, un plus grand de gagné. Si les ânes marocains “sans papier” sont déclarées persona non grata sur le sol européen, ils sont traités comme des VIP en Chine. Pas pour leur viande -dont la consommation est populaire dans l’empire du Milieu-, mais plutôt pour leur peau, d’une valeur inestimable (Voir encadré page 36).

Il était une fois... l’âne de l’Atlas

La quasi-totalité des 960 mille ânes en circulation actuellement appartiennent à des races domestiquées. L’âne de l’Atlas (Equus africanus atlanticus), lui, est une sous-espèce issue de l’âne sauvage d’Afrique (“Equus africanus” de son nom scientifique) qui a vécu au Maroc, en Ethiopie et en Somalie durant l’Antiquité. L’âne de l’Atlas a pour cousins l’âne de Somalie “Equus africanus somalensis” et de Nubie “equus africanus africanus”. Autrefois présent en grand nombre dans les montagnes de l’Atlas, l’âne sauvage de l’Atlas est aujourd’hui en voie d’extinction, comme son ancêtre “Equus africanus”.
Il existe très peu de statistiques en la matière, mais il ressort des données disponibles que sa population s’est réduite comme une peau de chagrin sur les deux dernières décennies. Les spécialistes pointent du doigt le croisement avec l'âne domestique comme raison principale derrière cette diminution d’effectifs. Au Maroc, l’écrasante majorité du cheptel est constituée de bêtes domestiquées qui sont utilisées dans les travaux de champs, le transport, etc.
Alors que les experts font état d’une extinction totale de l’âne de Nubie et de Somalie, l’on estime à quelques milliers la population des ânes africains, qui vivent dans les régions désertiques et pierreuses d’Ethiopie, d’Érythrée, de Somalie et du Maroc.
Si l’âne sauvage africain habite les zones arides, c’est parce qu’il jouit d’une grande endurance qui lui permet de s’adapter facilement aux environnements désertiques et semi-désertiques où les précipitations annuelles sont inférieures à 200 millimètres.
Ses grandes oreilles - loin d’être un signe de stupidité! - sont là pour une raison bien précise: lui conférer une ouïe surdéveloppée qui peut détecter des sons à une distance de plus de 3 kilomètres.
Pour pouvoir résister aux conditions climatiques les plus extrêmes, les équidés sont dotés d’un appareil digestif spécial qui a la capacité de décomposer la végétation du désert et d’extraire l’eau dont ils ont besoin des fourrages. Fait curieux, l'âne sauvage africain peut survivre à une perte d'eau allant jusqu'à 30% de son poids corporel et boire suffisamment d'eau pour le remplacer en moins de 5 minutes.
S’il ne trouve pas d’eau douce, il peut boire de l’eau saumâtre ou carrément salée. Une vraie école d’endurance ! Le chameau peut aller se rhabiller, l’âne sauvage africain est le seigneur incontesté des déserts...


Un âne "condamné" à payer 6000 dollars

Le propriétaire d'un âne a été condamné à payer 6000 dollars américains pour les dégâts que son animal a commis sur voiture sport.

Vitus, l'âne, a mordu dans le coffre d'un véhicule.

Plusieurs personnes estiment qu'il a pris la voiture, peinte en orange, pour une carotte géante.

Avant le verdict, le propriétaire défendait son animal, estimant que la voiture sport qui vaut 300.000 dollars, n'aurait pas du être garée à l'endroit où l'âne se reposait.


Le tueur d'ânes se mure dans le silence

 

Le Genevois ne s'est pas présenté devant l'association de chasse qui lui avait délivré son permis pour s'expliquer. Incompréhension.

 

Un mois s'est écoulé depuis qu'un chasseur helvétique a abattu quatre ânes dans un champ à Arith, en Haute-Savoie (F). L'affaire avait ému bien au-delà de la région, les bêtes appartenant à une association organisant des randonnées avec des ânes. Aujourd'hui, c'est l'incompréhension qui domine, puisque le tireur n'a pas expliqué son geste. Ainsi, révèle «Le Matin», il ne s'est pas présenté devant l'association de chasse française qui lui avait délivré son permis pour se défendre avant exclusion. Celle-ci a donc été prononcée en présence du préfet.

 

Plus de contacts avec la France

Depuis l'affaire, ce Genevois, en possession d'un permis de chasse français et non suisse, ne répond plus à aucun coup de fil en provenance de l'Hexagone. Ses tirs restent largement mystérieux. En effet, le chef d'équipe du chasseur explique que lors de la manoeuvre ce dernier se trouvait à une cinquantaine de mètres des ânes. De plus, le fusil aurait été rechargé plus d'une fois. Le Français ne comprend pas comment ce drame a été possible.

Peiné

Le prévenu, retrouvé par le quotidien orange, n'a pas répondu aux questions, préférant renvoyer à son avocate. Me Vanessa Vichi affirme qu'«il est très touché et très peiné par cette situation. Il est bien l’auteur des coups de feu. Il assumera pleinement l’erreur qu’il a commise. Par contre, il conteste avoir fui. Il a attendu que la gendarmerie arrive.»

Pour la propriétaire des animaux abattus, Sandrine Lassiaille, le drame ne relève pas de l'accident, mais d'«un acte répété de cruauté envers les animaux. Cela relève du Code pénal.» Elle souhaite faire de cette affaire un cas d'école. 


Dieu par les pieds en suivant la voie de l’âne

 

 

À 24 ans, la jeune femme a ressenti un appel à partir sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Avec son âne Pépite, elle a parcouru 1800 km, durant lesquels elle a expérimenté Dieu « par les pieds plutôt que par la tête ».

 

Sitôt empochés ses diplômes d’HEC et de Sciences Po, Caroline n’opte pas pour une fonction prestigieuse, ni un voyage au bout du monde, mais pour… la route de Saint-Jacques, en godillots et sac à dos, aux côtés d’une ânesse. Récit médité au jour le jour de ce chemin asinien, depuis son village d’origine en Anjou, jusqu’au cap Finisterre.

 

Chapeau bas devant cette option pour le pèlerinage, défini comme « une épreuve de dépouillement dans laquelle on apprend à faire confiance à la providence ». Au fil des 1 780 km parcourus et des rencontres qui les éclairent, la route fait son office d’enseignement. Avec ici, comme aide spécialisée en ancrage dans le réel, en confiance (le nom laïc de la foi) et en endurance, une ânesse, sa route à l’écart, ses besoins spécifiques et ses idées étranges.

 

En résulte un beau témoignage, frais, dense et drôle. On se réjouit de trouver un tel mélange de volonté, d’honnêteté et de sensibilité parmi les fruits de nos grandes écoles, et de leurs aumôneries jésuites.  

 


A Alger, l'âne, "camion-poubelle" de la Casbah depuis cinq siècles

 

Sans ses ânes, la Casbah d'Alger, cité millénaire classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité, croulerait sous les ordures, ses ruelles étroites, sinueuses et parsemées d'escaliers empêchant l'accès de tout véhicule.

 

Dès l'aube, la dizaine d'éboueurs de la Casbah enfilent leurs combinaisons vertes aux couleurs de Netcom - l'entreprise publique chargée de la propreté d'Alger - et sanglent aux flancs des ânes les "chouaris", grands paniers en alfa (sorte de jonc nord-africain) qu'ils fabriquent eux-mêmes.

 

 

Puis, ils gravissent en procession les longs escaliers menant à Bab J'did, une des portes de la vieille ville.

Après cette première ascension, les équipes se séparent et chaque éboueur entame son circuit, précédé d'un ou deux baudets qui connaissent le chemin par coeur.

Hommes et bêtes sillonnent les ruelles escarpées, grimpant et descendant les raides escaliers interminables de cette médina bâtie au Xe siècle sous les Zirides, dynastie d'origine berbère qui régnait alors sur la majorité du Maghreb.

S'étendant sur 105 hectares, la Casbah est un enchevêtrement de maisons construites dans une forte pente de 118 m de dénivelé. Certaines habitations qui menacent de tomber en ruines sont soutenues par d'imposantes poutres en bois ou en métal.

Les éboueurs ramassent les ordures à la pelle ou à la main et les tassent dans les "chouaris". Une fois ceux-ci remplis, l'âne - qui peut porter jusqu'à 50 kilos d'ordures - les remonte en haut de la Casbah, d'où ils sont déversés dans un camion-benne.

- Par tous les temps -

Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la chaleur soit caniculaire, "l'Unité de cavalerie de la Casbah" - son nom officiel - travaille sept jours sur sept.

Plus de deux tonnes de déchets sont évacuées chaque jour par les éboueurs et leurs baudets, dont l'usage remonte à l'arrivée des Ottomans à Alger au XVIe siècle.

Mais à peine sont-ils passés que de nouveaux déchets s'entassent dans les ruelles.

"Il nous arrive de faire dix tournées" par jour, raconte en soupirant Amer Moussa, cheveux poivre et sel et yeux noirs, qui attend sa retraite avec impatience.

Plus que par la tâche rendue harassante par la configuration de la Casbah, cet éboueur de 57 ans au visage marqué par le temps se dit fatigué de l'incivisme: ordures jetées n'importe où, n'importe comment et à n'importe quelle heure; gravats ou vieux meubles abandonnés avec les ordures ménagères.

De petits terrains vagues où se dressaient autrefois des bâtisses sont devenus des mini-décharges prisées par des légions de chats de gouttière.

Kadour Hanafi, cadre de Netcom et lui-même ancien éboueur de la Casbah, regrette que certains Casbadjis -- nom des habitants de la Casbah-- regardent les "boueux" avec mépris.

Les éboueurs, eux, se disent blessés des mauvaises plaisanteries - toujours les mêmes - entendues à leur passage: "Tiens, un âne qui en accompagne un autre" et ses multiples variantes.

D'autant que l'âne est toujours très précieux dans de nombreuses régions montagneuses d'Algérie.

En Europe, quelques villes et villages l'ont aussi choisi pour ramasser les déchets, pour des raisons écologiques car il pollue moins qu'un camion, comme Castelbueno en Sicile, ou en raison d'accès difficiles comme à Faux-la-Montagne, dans le centre de la France.

- Nostalgie -

Vêtu d'un "bleu de Shanghaï", costume de toile épaisse prisé des Casbadjis, Abdellah Khenfoussi, un des responsables de Netcom en charge de la Casbah, se remémore avec nostalgie l'époque où les pavés de la médina, où il est né et vit toujours, étaient lavés tous les matins par ses habitants.

Fatma, 74 ans, drapée dans un haïk - longue étoffe blanche traditionnelle des Algéroises - peste elle aussi contre la progression de la saleté dans la Casbah.

"Avant, c’était propre. On se connaissait tous et on s'entraidait pour nettoyer. La plupart des vrais habitants de la Casbah l'ont quittée et les nouveaux venus ne connaissent pas sa valeur" historique, regrette cette habitante du quartier, qui fut en 1957 le coeur de la bataille d'Alger durant la guerre d'indépendance contre la France (1954-1962).

Après sept à huit heures de montées et de descentes, épuisantes pour l'éboueur et l'âne, l'équipe du matin rentre aux écuries. Une seconde prend le relais l'après-midi.

Tout au long de la journée, quiconque passe dans la Casbah croise ces animaux, qui font partie du décor.

L'Unité de cavalerie de la Casbah compte 52 ânes. Netcom les achète selon des procédures d'appel d'offres similaires à celles de ses camions, explique Nassima Yakoubi, chargée de communication de l'entreprise.

Les équidés doivent avoir une bonne constitution physique, mesurer plus de 1,15 mètre et peser plus de 100 kg. Ils prennent du service quand ils sont âgés de quatre à huit ans et peuvent travailler plus d'une vingtaine d’années.

Les ânes pourraient alors espérer une retraite bien méritée. Mais ils termineront leur vie au zoo d'Alger: non comme pensionnaires mais comme nourriture des lions et autres carnivores, se désolent les éboueurs...

 


Les Chinois veulent la peau des ânes du Burkina Faso

L’explosion de ce nouveau trafic de peaux et de viande vers la Chine menace la survie du cheptel burkinabé

 

La menace de l’extermination des ânes au Burkina Faso a poussé les autorités de ce pays à interdire leur « exportation massive vers l’Asie », principalement en Chine. Le gouvernement a adopté le 3 août un décret« réglementant l’abattage et interdisant l’exportation » des ânes et de leurs produits, a expliqué Adama Maïga, directeur de la santé publique vétérinaire et de la législation.

Le commerce des ânes a explosé ces dernières années

Désormais « tout abattage doit se faire dans un abattoir (…) reconnu officiellement », a précisé Adama Maïga. « Il est également interdit de transporter d’une localité à une autre à l’intérieur même du territoire du Burkina de la viande et tout produit issu de l’abattage d’ânes, de chevaux et de chameaux », a-t-il poursuivi.

L’abattage des ânes n’est pas nouveau au Burkina où la viande est prisée dans certaines communautés et où les bouchers ont longtemps jeté la peau des bêtes après l’abattage. Mais le commerce de cet animal, utilisé par les paysans dans ce pays rural parmi les plus pauvres de la planète, a explosé ces dernières années.

La viande d’âne est très prisée en Chine

En cause, la très forte demande venue de Chine. Si la viande est très prisée dans certaines provinces de Chine comme le Hunan ou le Henan – car elle est censée avoir des vertus aphrodisiaques –, la peau utilisée par la médecine traditionnelle chinoise est également très recherchée. À tel point que l’élevage chinois des ânes ne suffit plus à satisfaire la forte demande. Depuis quelques années, des réseaux commerciaux se sont mis en place dans plusieurs pays d’Afrique comme le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso.

Au Burkina Faso, les exportations vers la Chine essentiellement sont passées de 1 000 peaux au premier trimestre 2015 à plus de 18 000 au quatrième trimestre, selon Adama Maïga. Selon lui, l’exportation s’est intensifiée en 2016 avec 64 951 peaux d’ânes exportées seulement en six mois, ce qui a conduit à une « surexploitation de l’espèce ». Le décret vise à éviter « l’extermination » des ânes dont le nombre est estimé à 1 370 000 au Burkina.

« À ce rythme, l’âne pourrait disparaître dans cinq ans »

Le boom dans l’export des peaux d’ânes a fait grimper les prix du baudet. La peau d’âne est passée de 2 000 francs CFA à 30 000 ou 50 000 F CFA, soit de 3 euros à 45 ou 75 euros. L’âne lui-même, qui coûtait 50 000 francs CFA (75 euros) il y a deux ans, se vend aujourd’hui entre 70 000 à 90 000 CFA (100 euros et 140 euros), selon les localités.

De tels profits ont donné des idées à de nombreux éleveurs qui sont démarchés par des intermédiaires africains ou chinois dans tout le pays. L’abattage est légal mais dans des abattoirs dûment enregistrés et selon les règles vétérinaires en vigueur.

Or, aujourd’hui de nombreux abattoirs clandestins ont vu le jour. Selon Adama Maïga, « même si notre cheptel national est important, il est menacé. Car c’est un animal qui ne se reproduit pas facilement. Sa gestation dure entre 350 et 405 jours et s’il met bas, il faut encore deux ans pour une autre naissance. À ce rythme, cet animal familial disparaîtra dans cinq ans ».


Moissy-Cramayel : l’âne du curé a rejoint l’éco-pâturage

Après les moutons et les brebis, l’âne du curé va à son tour participer à la tonte écologique. Balaam, du nom d’un prophète, avait fait le pèlerinage avec le curé Don Antoine Drouineau, venu à pied dans sa nouvelle paroisse à Moissy-Cramayel depuis Montrichard (Loir-et-Cher) en 2012. Depuis, l’âne a participé à plusieurs crèches et animations avec des animaux de la ferme dans le secteur et vivait dans la ferme de Cramayel.

Mardi dernier, Don Antoine Drouineau l’a accompagné dans sa nouvelle résidence principale : l’éco-pâturage du parc du centre près de la piscine. Depuis mai, chèvres, moutons et brebis broutent des terrains communaux. Il a donc rejoint trois brebis et un bouc de race Solognote, tout comme lui qui vient aussi de la même région.

« Il va contribuer à l’éco-pâturage et apporter un nouvel air de campagne », se réjouit le curé qui a lâché son tendre animal dans les hautes herbes, accompagné du responsable espace vert de la commune. Ce dernier se satisfait d’ailleurs des premiers résultats de l’éco-pâturage : « Nous avons déjà de nouvelles fleurs qui poussent qu’on ne voyait pas avant, des orchidées Bouc, des orchidées abeille blanches et violettes, par centaines », souligne Didier Gratreau montrant les petites fleurs protégées.

 

 

L’âne prendra ses quartiers pendant quelques jours, le temps de voir comment ça se passe et si ses braiements ne dérangent pas les voisins. Mais lui, semble déjà très à son aise parmi les hautes herbes.


Bois-Grenier : la Saint-Martin et son folklore ont étés racontés et fêtés

Dès 16 h, les premiers enfants sont arrivés au foyer rural pour la préparation de la célèbre betterave. Creusée, sculptée, décorée, munie d’une chandelle, celle-ci devenait une belle lanterne qui devait servir, la nuit venue, à retrouver l’âne égaré de Saint Martin.

Après le goûter, la médiathèque a proposé aux nombreux participants une saynète, qu’elle avait composée pour l’occasion, et qui mettait en scène Charlie, la fée Morgane et le magicien d’Oz. L’histoire légendaire de saint Martin a été retracée. C’est ainsi qu’on a appris, par exemple, que si saint Martin avait coupé en deux sa cape de soldat romain pour couvrir un mendiant grelottant de froid, c’est parce que, à l’époque, le soldat n’achetait que la moitié de son équipement ; il ne pouvait donc pas donner l’autre moitié qui appartenait à Rome.

Peu après 18h, l’âne fugitif fut retrouvé au centre du village, à la plus grande joie de saint Martin dont la voix ressemblait étrangement à celle du maire de la commune. Les photos faites, les enfants eurent droit à leur récompense, le crottin de l’âne… transformé par saint Martin en succulentes viennoiseries et autres friandises.



Après des années sans histoire à la Boule d'Or, Scoubidou et Nanou ont été contraints à l'exil. Ils vivent désormais des jours heureux dans le Tarn. (Repro CP)
Après des années sans histoire à la Boule d'Or, Scoubidou et Nanou ont été contraints à l'exil. Ils vivent désormais des jours heureux dans le Tarn. (Repro CP)

Les ânes Scoubidou et Nanou virés de Boule d’Or, pour rien !

« Mangez un steak devant un chien et il y a de fortes chances qu’il en salive d’envie. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il est affamé », s’emporte une commerçante bien connue du côté de La Primaube. « Et bien les ânes c’est pareil. Si vous bichonnez votre potager sous leurs yeux, ils auront certainement envie de croquer une carotte par ci ou une pomme par là. Et là aussi ça ne veut pas dire qu’ils crèvent de faim.» Si cette dame est tant remontée, c’est parce qu’elle a suivi de près l’histoire de ces deux ânes qui a alimenté les conversations des habitants du quartier de la Boule d’Or (voir notre édition du 20 octobre). « C’est honteux, poursuit-elle, ces accusations de mauvais traitements ont causé du tort au propriétaire des deux ânes Scoubidou et Nanou. Or, mon mari qui est vétérinaire est formel : les animaux sont en bonne santé. C’est sûr qu’un petit passage chez le maréchal-ferrant ne leur aurait pas fait de mal, mais encore une fois, rien à voir avec un quelconque mauvais traitement. Les gens sont médisants. Tout ce remue-ménage autour des ânes était inutile. »

La commerçante primauboise est tout aussi déçue par l’attitude du propriétaire du champ où broutaient les ânes. « Au lieu de continuer à faire confiance au propriétaire des ânes, il a préféré le virer sans autre forme de procès. » Dégoutté par ces accusations « sans fondements », le propriétaire des ânes avait laissé entendre que ces derniers allaient certainement finir à l’abattoir. « Il ne l’aurait jamais fait, affirme la Primauboise. Il y a une dizaine d’années, lorsque ce monsieur est venu s’installer en Aveyron, il est venu avec ses ânes. Il les aimait. Alors le coup de l’abattoir c’était juste pour que ses accusateurs se sentent coupables. Et vu comme le quartier s’est mobilisé, ça a marché !», sourit-elle. «Au départ des ânes, il a pleuré» « C’est d’ailleurs comme cela que j’ai été mise au courant de l’histoire, raconte- t-elle.J’ai moi-même un âne et plusieurs chevaux. L’histoire m’a touchée. Je me suis mis en tête de les sauver. J’ai donc contacté le propriétaire.À l’autre bout du fil, l’homme était froid. Je l’ai rappelé pour lui demander un peu de temps afin de trouver une solution. Il a dit oui. C’est là que j’ai compris qu’il aimait ses ânes. J’ai donc fait appel à une dame qui est impliquée dans la protection des équidés et elle a fini par trouver un endroit pour les recevoir. J’ai rappelé le propriétaire pour lui racheter ses ânes. On s’est rencontré, il m’a raconté sa détresse. J’ai récupéré les ânes. Ils ont été castrés par mon vétérinaire qui a également constaté du bon état sanitaire des animaux.»

Grâce à l’aide de l’association tarnaise Équil vive, les deux ânes sont partis pour de nouvelles aventures. Également touchés par cette histoire, ses adhérents ont invité l’ancien propriétaire à venir voir les ânes quand bon lui semblait. Et la Primauboise de conclure : « Il faut savoir qu’à ce jour (soit 20 jours après l’avoir rédigé) mon chèque n’a toujours pas été encaissé. Alors qu’on ne me dise pas que ce monsieur préfère l’argent à ses ânes. Il a d’ailleurs pleuré quand ils sont partis. C’était vraiment triste. D’autant que tout cela aurait pu être évité si les gens avaient été moins médisants...»


Ces passionnés veulent sauver les ânes de pays

Les neuf races d’ânes français restent menacées de disparition. Comme l’âne du Poitou qui, s’il se porte moins mal, n’est pas encore tiré d’affaire.


Ce week-end, se tenait pour la première fois à La Garette un concours d'utilisation d'ânes et mulets. En contribuant à la promotion de ces animaux, ce genre de rendez-vous contribue surtout à leur sauvegarde. Car comment peut-on s'imaginer, en voyant ce si beau baudet, que sa race a frôlé l'extinction ? « En 1977, il ne restait plus que quarante-quatre ânes du Poitou. C'est à ce moment-là qu'il a été décidé de le sauver. »


Ophélie Lecampion est animatrice au sein de l'association des Races mulassières du Poitou. C'est grâce à l'investissement de gens comme elle et d'associations comme les RMP qu'on dénombre aujourd'hui environ huit cents ânes du Poitou. Pas seulement en France, d'ailleurs. Les « guenilles » de notre âne du Poitou lui ont en effet assuré une notoriété au-delà de nos frontières. « Il y en a aussi en Allemagne, en Suisse, en Belgique et en Suisse. »


En Europe


Et cette démarche conservatoire menée dans plusieurs pays est particulièrement bénéfique puisqu'elle permet de réduire les risques de consanguinité : « Par exemple, l'association de sauvegarde du baudet du Poitou, Sabaud, vient d'acheter à l'Allemagne deux ânes reproducteurs qu'elle va faire venir en France ».

Pour autant, malgré cent vingt à deux cents naissances par an, le baudet du Poitou reste menacé. On estime qu'il y a aujourd'hui entre trois et quatre cents femelles à la reproduction, alors que la pérennité d'une race est acquise à partir d'un millier de femelles. Mais accélérer la dynamique n'est pas aisé : « Elever ces animaux-là n'est pas rentable, admet Ophélie Lecampion, cela reste une activité de passionnés ». D'où l'importance des « meetings » comme celui organisé ce week-end à La Garette. « La sauvegarde de ces races passe par le développement de ses " débouchés ", nous devons faire découvrir au grand public toutes ses utilisations : on peut l'employer pour le loisir, en randonnée, en " éco-pâturage " pour l'entretien d'espaces communaux, dans le maraîchage ou dans les vignes… »


Ah, au fait…


Ne dites pas « baudet du Poitou », ça fera plaisir à Nicolas Séguier ! Propriétaire des Anes d'Oléron, amoureux et défenseur de ces animaux, il commentait les épreuves pendant ce week-end à La Garette. « On parle toujours de " baudet du Poitou " alors qu'on doit dire " âne du Poitou ". Parce qu'un baudet, c'est un âne entier ! On a des baudets en Poitou mais aussi dans les Pyrénées, en Normandie ou dans le Cotentin. »


Voici un modèle de poussette pratique et original que j'ai fait faire à mon maréchal ferrant pour ma petite fille.  Sur cette photo, l' âne Léo qui a 23 ans qui vit avec moi et mon cheval depuis 19 ans.
Voici un modèle de poussette pratique et original que j'ai fait faire à mon maréchal ferrant pour ma petite fille. Sur cette photo, l' âne Léo qui a 23 ans qui vit avec moi et mon cheval depuis 19 ans. Noëlle Pitteloud

 

Patrimoine : à la recherche du sumeru nustrale


Il fait partie du patrimoine des Corses. Incontournable partenaire de travail pendant des siècles, le sumeru nustrale pourrait enfin avoir ses propres papiers. Son dossier de reconnaissance est maintenant entre les mains du conseil du cheval en Corse, l'organisme régional en charge de la filière équine.


À lui de définir précisément sa carte d'identité. "Quand a été initié, il y a une quinzaine d'années, le processus de reconnaissance du cavallu corsu, j'avais suggéré qu'une démarche similaire soit menée pour l'âne de nos montagnes, raconte Dominique Sbraggia, le président du conseil du cheval. Aujourd'hui, le travail de longue haleine accompli par l'association U Cavallu Corsu a porté ses fruits. Notre cheval est officiellement reconnu par l'IFCE (Institut français du cheval et de l'équitation). À présent, je crois qu'il n'y a pas de raison pour que notre âne ne soit pas aussi bien servi."

 

Établir un profil type

Chose promise, chose due. L'animal aux grandes oreilles devrait bientôt avoir sa part du gâteau.

Grâce au concours financier de l'Odarc, un travail de recensement des ânes a pu être entamé dans les quatre coins de l'île.

"C'est l'étape la plus importante pour que le projet puisse se concrétiser, explique Dominique Sbraggia. Nous devons aller un peu partout, chez tous les propriétaires, pour prendre des notes, mesurer la taille des ânes, observer leurs caractéristiques physiques, la couleur de leur robe, etc. En fait, avec toutes ces informations, nous pourrons déterminer un standard."

Une norme, en quelque sorte, qui permettra de donner un cadre à la race corse. Les autres ânes identifiés devront ainsi répondre aux critères définis par ce standard."Nous sommes maîtres de notre destin, résume le président de la filière. Car le modèle type de notre âne doit être unique, ne ressembler à aucun autre. S'il a trop de similitudes avec celui de Provence récemment reconnu, le ministère de l'Agriculture s'opposera purement et simplement à sa reconnaissance."


le randonneur et son âne de retour de leur périple


Mario, 61 ans et Portos, 23 ans, un âne docile étaient partis à l'aventure dans les sentiers des Cévennes.


C'est vers 13 h 30 à l'écurie de Valfons, que sont arrivés fatigués, samedi 19 septembre, ces deux vétérans - Mario, 61 ans et Portos, 23 ans, un âne docile - partis à l'aventure dans les sentiers des Cévennes. "Le départ a été un peu laborieux car même si j'ai préparé mon itinéraire, ce fut un peu compliqué pour me retrouver et pour Portos, j'ai dû ajuster son bât a plusieurs reprise (sourire) ", raconte Mario.

Et de poursuivre : "J'ai eu quelques angoisses sur les passages très difficiles que nous avons bien surmonté. Beaucoup de respect avec les gens qui m'ont bien perçu à mon arrivé dans leur village. Vivre en dehors du confort, manière de me retrouver hors du contexte présent de nos jours. Ce voyage a été très enrichissant, j'en ai plein la tête. Mes prochains projets ? Cet hiver, une bande dessinée, un livre de cuisine où je ferai les dessins avec un ami ; et puis avec mon livre de bord, j'ai un projet que je ne peux encore dévoiler."
Une petite anecdote ?"Quand je descendais au risque de me faire mal à des points d'eau, Portos, mon ami du moment n'avait pas forcement soif ! "


Metz : mieux qu’un cheval de 1 500 ans, c’était un mulet !

Révélation ! Il y a eu méprise sur la marchandise… Le cheval de 1 500 ans découvert dans une sépulture à Woippy n’en était, en réalité, que la moitié d’un.


En mai dernier, lors de fouilles sur un chantier immobilier (photos ici), les scientifiques du Pôle archéologie préventive de la communauté d’agglomération de Metz-Métropole mettaient au jour huit sépultures remontant à une période située entre la fin du IVe siècle et le début du Ve siècle ap. J.-C.


Au centre de cet ensemble funéraire, le squelette d’un équidé proprement posé au fond d’une tombe, les membres repliés et la tête saillante. À portée des lèvres une coupelle en terre cuite. Une pièce exceptionnelle tant pas son état de conservation que par sa datation.


Des premières conclusions, il ressort, en effet, que si l’inhumation de chevaux est fréquente à partir du Ve siècle, surtout dans les rites germains, elle s’avère beaucoup plus rare à la charnière des IVe et Ve siècles, et antérieurement. « Ce qui est étonnant ici, c’est que ce rite était courant chez les Celtes et qu’on ne s’attendait pas à rencontrer une telle pratique ici », avait décodé en juin dernier, Gaël Brkojewitsch, archéologue et responsable scientifique du chantier. Première originalité.


Second intérêt de cette exhumation : le cheval n’est pas un cheval, mais un mulet. C’est-à-dire le croisement d’un âne et d’une jument. Cette identification résulte, cette fois, des travaux postopératoires réalisés par Olivier Putelat, archéozoologue au Pôle d’archéologie interdépartemental rhénan.


Le chercheur a autopsié l’animal et se montre catégorique : « J’ai pu définir qu’il s’agissait d’un mulet à partir de la forme de ses dents, molaires et prémolaires. On analyse ce qu’on appelle les surfaces occlusales. » La bête devait faire dans les 400 kilos et ne devait pas être un animal réformé : « Il n’a pas été jeté là comme un animal devenu inutile. On constate qu’il a été déposé soigneusement, ce qui témoigne d’un certain respect. La qualité de la mise en terre, avec une écuelle pour se nourrir, est très rare pour cette période. » Et ce qu’il l’est plus encore, c’est la nature de l’équidé : « On n’abattait pas les mulets comme ça. C’était des animaux difficiles à produire et très appréciés pour leur robustesse, leur résistance et leur pied sûr. »


Posséder un tel animal pour les travaux comme pour le transport de charges, conjuguant les qualités du cheval et de l’âne, était une chance en somme. Détenir un mulet pouvait même dénoter une certaine aisance.


Tiraillement dans la circulation entre un âne et son maître : l’animal martyrisé lui administre un coup de sabot dans les testicules

Idrissa Samaké, un paysan âgé de 32 ans environ et originaire de Ouelessebougou s’est récemment acheté un âne pour mener ses activités lucratives. Il l’utilise à la fois pour ses travaux champêtres et pour le transport de marchandises. Mais l’animal a souvent tendance à lui jouer des tours au plus mauvais moment comme ce fut le cas le jeudi 20 août dernier.

Idrissa après avoir labouré son champ s’est rendu à la gare routière  pour mener sa deuxième activité, c’est-à-dire acheminer les marchandises des voyageurs à leur domicile. C’est aux environs de 18H qu’il arriva à la gare à bord de sa charrette à traction animale. Quelques instants après, il fut hélé par un voyageur qui venait juste de descendre ses marchandises du car. Le client lui indiqua sa destination. Les deux hommes se mirent d’accord sur le prix de transport et prirent la route.

Mais à peine quelques trois cent mètres de parcouru, l’âne s’arrêta à mi-chemin et refusa d’avancer. Son maître lui administra des coups de fouet et de matraque, lui tira la queue et les oreilles, mais sans suite. Quarante et cinq minutes plus tard, le client qui commençait à s’impatienter instruit à Idrissa de décharger ses bagages et qu’il va se trouver une autre charrette avant la tombée de la nuit. Il piqua une colère noire car, non seulement son âne vient de lui faire perdre un marché, mais aussi les passants se moquaient de lui. N’ayant pas d’autre choix, il vida charrette. Aussitôt, l’âne s’est remis à avancer, ce qui énerva de plus le malheureux qui a interprété ce geste comme un défi que lui a lancé son animal. Arrivé chez lui, tout irrité, il détacha la charrette pour  battre à nouveau la bête.  Quand il s’est calmé et qu’il voulut passer la corde à la patte de l’âne pour l’immobiliser,  celui-ci comme pour se venger contre-attaqua. Il ajusta ses pattes arrière pour lui administrer  un puissant coup de sabot dans les testicules.

Le charretier s’évanouie de douleur. Sa famille alertée vint le trouver gisant au sol les mains entre les cuisses. Il fut transporté d’urgence à l’hôpital. Une fois la douleur calmée après les soins, il ordonne par téléphone à son jeune-frère de débarrasser la cour de l’animal avant son arrivée. Actuellement Idrissa ne fait plus le transport de marchandises. Il s’adonne uniquement aux travaux champêtres.


L’âne Nono sauvé par les pompiers

Tombé samedi dans un ravin, Nono, l’âne du docteur Bastide, s’est retrouvé sur le dos, coincé par des branchages, cinq mètres en contrebas d’un chemin, au hameau de Tuilière, sur la commune de Saint-Barthélemy-le-Plain.

Les secours étaient alertés vers 19 heures.


Appel à la cellule spécialisée en sauvetage et déblaiement

Une vingtaine de sapeurs-pompiers des centres de Tournon, La Voulte, Vernoux, Annonay, Romans, Saint-Marcel et Valence était engagée pour dégager la bête, sous le commandement du lieutenant Jacques Farge et du commandant Blanchard, responsable des cellules de “sauvetage et déblaiement” venues de Drôme et de l’Ardèche.


Difficile d’accès

L’endroit, situé à 5 km du centre du village, était très difficile d’accès. Les secours ont dû faire plus d’un kilomètre à pied, avec le matériel sur le dos, et emprunter un chemin avec un fort dénivelé, pour atteindre Nono et son maître, resté à ses côtés.


Le maire, Thierry Dard, s’est également rendu sur place.


Treuils et courroies

Il aura fallu près de 4 heures aux pompiers pour sortir l’âne de sa fâcheuse position, en le faisant descendre doucement à l’aide de treuils et de courroies, jusqu’au chemin en fond de ravin.


Apparemment sans blessure, Nono, âgé de 15 ans, épuisé de sa journée de galère, n’a toutefois pu se remettre sur ses pattes. Il est resté avec son maître tout au long de la nuit, afin de retrouver des forces. Le dispositif des secours a été levé vers 23 h 30.

Bonnie l’ânesse a été sauvée des eaux

Lors d’une randonnée en Vendée, Bonnie, une ânesse de 4 ans, est tombée dans l’eau. Avec tout son barda sur le dos. Et ça été tout un bazar pour la sortir de là.

Drôle de mésaventure que celle qui est arrivée à Bonnie, une ânesse de 4 ans, née au sud de Rennes. Mardi vers 19 h, elle cheminait sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à Saint-Georges-de-Montaigu (Vendée), en compagnie de son maître Strasbourgeois, Étienne, et de Barbara, originaire de Blois. Partis tous les trois de Clisson (Loire-Atlantique), les promeneurs ont perdu le chemin des pèlerins et se sont retrouvés au bord de la Grande-Maine, un affluent de la Sèvre Nantaise. Mauvaise idée. Sur un chemin escarpé et rendu très glissant par la pluie du jour, l’ânesse est tombée dans la rivière avec son bât de matériel pesant 35 kg.


Étienne a plongé pour la secourir. En vain : Bonnie, malgré toute sa bonne volonté et l’aide de son maître, n’a pas réussi à se sortir de l’eau. Pour faire retrouver le plancher des vaches à l’ânesse, il a fallu quinze pompiers, des sangles et des poulies. Sauvée de l’eau, la rescapée et ses deux compagnons de voyage ont été accueillis chez Éric Hervouet, le maire de la commune. Bonnie a pu profiter de la douceur d’un pré, pour y passer la nuit.


600km avec un âne sur les traces de la bête du Gévaudan

Marius est un âne bâté âgé de 12 ans. Stéphane Blaise, un journaliste local. Un jour, le destin les a réunis pour regarder et marcher ensemble dans la même direction. Depuis 8 ans, Marius, l’animal humanisé qui brait quand son maître s’éloigne, sillonne avec celui-ci les routes de France pour récolter des fonds pour l’association montilienne Solidarité Élisa. Après plusieurs périples comme celui réalisé sur le chemin de Stevenson, ils sont partis depuis plusieurs jours sur les sentiers du centre de l’Hexagone, plus précisément sur les traces de la bête du Gévaudan. Une randonnée « mystique » d’un mois.

« Chaque année, j’essaie de trouver un lieu mythique qui permet de se raccrocher à une histoire pour nos carnets de voyage. C’est mieux d’avoir une accroche historique » explique Stéphane qui avait rencontré le créateur du circuit de la bête sur le sentier de Stevenson.

Bientôt un documentaire

Sur l’itinéraire de 600 km que Stéphane s’est fixé, le sentier de la bête représentera seulement la moitié du voyage.

« Nous traverserons la Haute-Loire, la Lozère, le Cantal et l’Aubrac. Le circuit a été créé par un passionné de la légende et il est l’une des pointures en matière de connaissance du loup » explique le randonneur, comme fasciné. Cette année, l’homme et l’animal ne marcheront pas seuls. Une société de production ardéchoise va les accompagner sur le sentier du Gévaudan pour préparer un documentaire mêlant bête légendaire et loup. Oui, le Marius Tour est aussi une marche humaine faite de rencontres. Sur le chemin, Stéphane continuera de défendre la cause de Solidarité Élisa (dons à adresser directement à l’association) pour laquelle il a déjà collecté 19 000 euros ces dernières années.


Des people à dos d’âne pour la bonne cause

« Ce n’est pas simple du tout, il va y a voir du spectacle ! »,fait remarquer Pascale Remond-Lamie, la voix de l’hippodrome de Deauville. Aujourd’hui, elle était chargée d’animer la 18e édition de la course d’ânes de Trouville, dans le Calvados, avec Stéphane Cosse, commentateur sur la chaîne équestre Equidia. « Ils vont monter à cru et les ânes sont têtus, ils font ce qu’ils veulent. Le plus dur sera de terminer la course », ajoute la commentatrice. En effet, les mules ont une réputation à tenir.


Si des gens du public ou des personnalités ont accepté de relever ce périlleux défi, au cours huit courses organisées cet après-midi, c’est pour la bonne cause. Tous les bénéfices récoltés au cours de la journée (prix d’entrée, restauration et cadeaux) seront remis à l’association Ela, qui lutte contre les leucodystrophies. L’an dernier, 30 300 € avaient été remis à l’association à l’issue de l’événement.

Pour assurer le spectacle, Sophie Thalmann, ancienne Miss France et marraine d’honneur de l’association, a fait le déplacement, avec des acteurs de« Plus belle la vie », Muriel Hurtis, multiple championne d’athlétisme, et Claudia Tagbo, humoriste. Elle ne peut pas monter cette année pour cause de tournage mais elle avait courageusement relevé le challenge en 2014 et sait à quel point tenir sur son âne est difficile : « C’est autre chose que le décor penché ! », relève cette habituée de l’émission d’Arthur.

Elle se contentera d’éclairer l’« ânodrome » de sa bonne humeur et de conseiller une monture à Muriel Hurtis, pour son baptême à dos d’âne. Pas de chance pour l’athlète, elle finira sur le dos, devant le public. À la mi-journée, Nathalie Marie, organisatrice de l’événement, comptait près de 2 000 personnes qui avaient acheté leur billet. De quoi, sans doute, récolter plus d’argent que l’année précédente pour Ela, comme cela se fait chaque été depuis que la course existe.


Molenbeek: Sam, l'âne composteur, sillonne le quartier maritime

C’est dans le quartier maritime de Molenbeek que Sam, un âne du Poitou, déambule cet été. Le mercredi, il sillonne les rues pour sensibiliser les habitants à l’importance du tri sélectif pour faire du compost.

Cette initiative a vu le jour à la Ferme du Parc Maximilien, une ferme pédagogique en plein cœur de Bruxelles. Cette ferme urbaine se trouve à deux pas du canal.

Le mercredi, Sam part en tournée avec deux paniers accrochés sur le dos. Le roi du compost a déjà son petit succès; les passants l’arrêtent pour le prendre en photo, les enfants veulent le toucher.

Mais l’âne du Poitou a une mission bien plus écologique. Il récolte tous les déchets compostables. Yves Wauters, le directeur de la ferme Maximilien explique que l’idée est de récupérer toute une série de déchets comme le marc de café, les épluchures et autres déchets alimentaires pour les composter. Rien ne se perd, tout se transforme...

Car les habitants pourront "venir récupérer le compost terminé pour le réutiliser soit dans des jardinières, soit dans un potager", précise Yves Wauters.


En Normandie, chevaux, poneys et âne s'échappent et partent en balade

Samedi 1er août 2015, des chevaux, poneys et âne ont été aperçus sur une route à Longues-sur-Mer (Calvados). Ils se seraient échappés d'une prairie. Aucun dégât n'a été constaté.

Samedi 1er août 2015 certains automobilistes ont fait une découverte surprenante, sur une route de Longues-sur-Mer, au nord de Bayeux, dans le Calvados :  plusieurs chevaux et poneys, mais aussi, un âne, « se sont offert une balade matinale improvisée », rapporte la Renaissance-Le Bessin.

Les falaises à proximité

Les animaux se seraient échappés d’une prairie, à Manvieux (Calvados), tôt dans la matinée. Le maire de Manvieux, Patrice Folliot, ainsi que plusieurs habitants se sont mobilisés pour rattraper les équidés.

Leurs jeunes cavalières, étaient relativement angoissées par la proximité des falaises et des routes », précise la Renaissance.

Le club équestre Cherokee de Tracy-sur-Mer (Calvados), aurait également prêté main forte pour faire revenir les animaux dans son champ. Une escapade insolite pour cette bande d’équidés qui rêvait de découvrir le monde…


Naissance exceptionnelle d’un âne menacé au zoo de Thoiry

Carnet rose au zoo de Thoiry. Le parc zoologique vient d’enregistrer la naissance exceptionnelle d’un âne de Somalie, un animal en voie d’extinction.

Cet événement est remarquable car il n’existe qu’une quarantaine de ces animaux en captivité en Europe.


Ils seraient 700 encore en vie dans le monde, principalement dans la corne de l’Afrique, en Érythrée, en Somalie et en Ethiopie. « Chassé pour sa viande et ses prétendues vertus médicinales, l’âne de Somalie est placé sur la liste des espèces en danger critique d’extinction. Sa naissance revêt donc un caractère exceptionnel », se félicite-t-on au zoo de Thoiry.


Baptisé Chébéli, ce nouveau-né a été enfanté par Zula et Chimo, deux ânes arrivés dans le parc en novembre 2013. Les visiteurs peuvent apercevoir cet adorable ânon à la robe gris clair, aux pattes rayées comme celles des zèbres et aux grandes oreilles gambader et se lover contre sa mère, à deux pas de l’enclos aux lions.


Il faut en profiter sans tarder : la destinée de Chébéli est d’être rapidement séparé de sa mère. Dans le cadre d’un programme européen de conservation des espèces, les animaux sont en effet échangés entre différents zoos.


Ceux qui l’auront loupé devront attendre plusieurs années : une ânesse de Somalie met bas en moyenne tous les deux ans.


L'âne normand est en danger de disparition

La commission du stud-book de l'Association de l'âne normand organise, ce dimanche, à Cherisay son concours de race et modèle d'équidés à partir de 9 h.


Une quinzaine d'ânes normands seront présentés par des éleveurs sarthois et mayennais. Une faible participation qui inquiète les organisateurs. « Nous poursuivons notre mission de sauvegarde et de promotion d'un patrimoine génétique régional en danger de disparition », rappelle la présidente de l'association, Sylvie Cheyrezy.


Les éleveurs ne rajeunissent pas et l'association tente d'attirer de nouveaux éleveurs. « Si vous possédez un animal correspondant aux critères morphologiques de l'âne normand, n'hésitez pas à nous contacter », lance Sylvie Cheyrezy. Mais attention, le standard de l'âne normand est clairement défini : Taille : 1,10 m à 1,25 m à 3 ans (mâle et femelle). Sa robe : bai ou « chocolat », avec bande cruciale dite croix de Saint-André bien visible.


Outre le fait que ces concours de modèles et allures ouvrent le droit à des encouragements et primes, l'association met tout en oeuvre pour aider les éleveurs au quotidien ainsi qu'à la valorisation de leurs animaux.


Ce dimanche 21 juin, concours d'ânes normands, à partir de 9 h, dans le bourg.


Elle part avec son âne et son cheval pour un périple de 400 km

Marie-Eve Bianchi a l'écologie chevillée au corps. Habitante de Labastide-Dénat, son travail d'instit va l'amener à travailler dans la Drôme. Pas question de convoyer son cheval en camion. Trop polluant. «J'ai décidé de faire les 400 km qui séparent Labastide à la Drôme, accompagnée de mon cheval que j'ai acheté il y a un an et d'un jeune âne qui portera les bagages nécessaires pour le voyage.» Idée originale, qui s'inscrit dans une démarche volontariste. Le départ, lui, est prévu pour le 6 juin au matin. «Je suis très attachée à la conservation de l'environnement. Respectueuse de cette nature. Et ce voyage est une bonne occasion pour faire connaître ce genre de mobilité douce». La jeune femme ne va emprunter que des chemins de randonnées. «Je me vois mal prendre des routes départementales. Je veux profiter des paysages, des gens que je vais rencontrer. C'est fou, quand vous vous traversez les campagnes avec un cheval, le nombre de personnes qui viennent naturellement discuter avec vous, caresser l'animal.»

Marie-Eve n'est pas pressée. «Au début, on fera 12 km par jour pour ne pas trop écœurer le jeune âne. Puis petit à petit, on devrait atteindre notre rythme de croisière, soit 18 km». Laisser du temps au temps. «Absolument» réplique-t-elle. Pour dormir, la majorité des nuits se feront en bivouac.

«Par contre, une fois par semaine, des fermes bio que j'ai contactée, m'offriront le coucher contre un coup de main dans l'exploitation.»

Et l'avenir? Après ces 400 bornes à dos de cheval, pourquoi pas un périple plus épique à travers l'Europe?

«Ce n'est pas à l'ordre du jour. Aujourd'hui, j'espère surtout que je vais intéresser des gens à me rejoindre. Je pense à ceux qui ont peur de partir seul, qui n'ont pas encore osé franchir le pas.» Pour cela, notre instit écolo fait partie d'une association, «les chemins équi-responsables» dont l'objectif premier est de développer cette mobilité, ces randonnées, ces voyages à cheval. «Il me tarde déjà d'être sur la route et rencontrer des personnes qui seront séduites par ce mode de vie.»Alors bon courage sur les chemins de traverse.

vous voulez suivre son périple sur internet alors cliquez sur 




La transhum'âne de Lantosque à Saint-Dalmas Valdeblore

Ils ont passé l'hiver à Lantosque et vont chercher pour l'été un peu d'herbe en altitude. Ce ne sont pas des moutons, mais des ânes, qui ont pris la route de la transhumance ce week-end, pour rejoindre les alpages à Saint-Dalmas. La haut, ils serviront d'accompagnateurs aux randonneurs estivaux. Mais le temps de la transhumance, c'est une quinzaine de personnes qui se sont portées volontaires pour les guider jusqu'en haut. 


Liberté et lenteur

Dans cette aventure, chacun cherche son âne. Il y a d'abord, Biscuit, qui ouvre la marche, avec pour guide, un homme qui n'a pas respiré l'air des montagnes depuis deux ans. Un détenu niçois, en permission. Le goût de la liberté pour les uns, l'éloge de la lenteur pour les autres...



L’épicier de Saint-Sornin-la-Marche avait une « voiture à mulet » pour sa tournée. Ce véhicule a trouvé aujourd’hui une sorte d’écrin…


Hervé Ritter, antiquaire à Bellac, aime son métier et c'est naturellement qu'il craque pour tous les objets qui ont une histoire. Chez lui, en plus d'un agencement tout à fait personnalisé, chaque recoin raconte une part de vie. Parmi ses acquisitions 2015, la carriole de l'épicier de Saint-Sornin-la-Marche méritait bien une sorte de piédestal dans son magasin à la sortie de Bellac, route du Dorat. Il l'a installée sur la mezzanine, bien en évidence. « C'est incroyable, tout est resté à l'intérieur comme à l'époque », dit-il en montrant des paquets de pâtes italiennes, des boites diverses d'alimentation, des ingrédients, des lingeries, de la vaisselle et même un cahier de compte remarquablement tenu. La dernière tournée de Pierre-Paul Naudon remonterait à l'année 1953. Une tournée d'épicier qu'il effectuait avec sa carriole tractée par un mulet. Aujourd'hui, à l'heure d'Internet et de systèmes d'approvisionnement qui vont jusqu'au drive, cela peut paraître bien lointain. Mais il ne s'agit que d'une bonne soixantaine d'années.

« Nous l'attendions avec inquiétude parfois »

Thérèse, la fille de l'épicier, avait sauvegardé l'outil de travail bien à l'abri à Saint-Sornin-la-Marche. La petite voisine n'était autre que Martine, l'épouse d'Hervé Ritter. Par amitié, Thérèse aujourd'hui âgée de 86 ans, a accepté de confier ce témoignage d'une époque à un passionné. C'est aussi redonner une seconde vie à cet attelage qui a sillonné bien des fois les routes alentours. « Mon père a commencé les tournées d'épicier en 1914, un peu avant la guerre explique Thérèse. Au début sa petite voiture était tirée par un chien. Fait prisonnier, il est rentré en 1919 et a repris une petite tournée. Le véhicule en question date de 1936 et a été entièrement réalisé au Dorat, chez Gravelat. Il était alors tracté par un mulet et je me souviens très bien, étant enfant, que mon père rentrait à la nuit. Nous l'attendions avec inquiétude parfois, surtout l'hiver. Les routes n'étaient pas goudronnées et il allait assez loin par La Croix-sur-Gartempe, Chez Péraud, Ballanges, Voulon, Lavaud… Mais on le voyait arriver, on apercevait sa petite lanterne. Il partait tous les jours et devait s'occuper de garnir la charrette, de soigner le mulet. Ma mère, Noémie, tenait le magasin à Saint-Sornin ».

Pierre-Paul Naudon, plus connu par Paul, était un épicier estimé car il livrait en plus de l'épicerie, ce qui était utile à la campagne. En prime, il accordait des facilités de paiement comme l'atteste son carnet où tous les clients ne payaient pas comptant. Il est mort en 1964. Thérèse, à son tour a continué le métier, en travaillant chez Chauvaud à Bellac, épicerie en gros.

Hervé Ritter a repris le flambeau à sa manière en sortant de l'ombre un service de proximité qui a disparu. Et si les temps évoluent, ils abandonnent une part d'humanité au bord du chemin.

Maurice Fougeras


Aux Marais fête l’âne et les traditions dimanche 7 juin

Les ânes seront de retour, dimanche 7 juin, à partir de 10 heures, à Aux Marais, pour la septième édition d’  » Aux Marais fête l’âne et les traditions.  »

Sur place, 150 ânes et mules, ainsi que des attelages seront à découvrir, mais aussi 130 échoppes dédiées à l’artisanat et aux articles liés à l’âne. Au programme également : gymkhana, concours de beauté, démonstrations de travaux agricoles.

Des produits du terroir et spécialités gastronomiques seront en outre à déguster, et des expositions centrées sur l’âne et la commune à découvrir.

Enfin, des animations sont programmées toute la journée : musique folklorique, tombola, jeu du poids de l’ânon, espace enfants, conférence sur le thème des ânes, défilé dans les rues du village à 12 h et à 18 h.

Entrée : 6 euros (gratuite pour les moins de 12 ans). Parkings gratuits, aire de camping-car. Navettes gratuites entre les parkings et la fête.


Ils étaient des milliers à fêter l'âne

À puycornet


Des milliers de visiteurs sont venus participer, hier, sous le soleil, à la Fête de l'intercommunalité avec la grande animation : la Fête de l'âne. Les visiteurs ont pu admirer 75 ânes venus des quatre coins de France. Au stand Adada on pouvait tout savoir sur ces dociles animaux. Parmi les attractions principales de cette journée le concours de guidage des ânes en attelage sur circuit fermé comportait de nombreuses difficultés à franchir. Il a été largement dominé par Alix de Monchaude, ânesse du Cotentin, guidée par Christian Giraud de Roanne.


Mais une autre animation a enchanté les nombreux visiteurs : le permis de conduire hippomobile. L'inspecteur Claude Bès, de Molières, après 32 ans d'auto-école à Caussade, a choisi de changer de véhicule et de donner de belles leçons de conduite de carriole tirée par un âne, avec Nestor, 14 ans qu'il aime par-dessus tout. On notait la présence de Jacques Roset, principal organisateur de la Fête de l'âne et de Mme Panabière, présidente nationale de l'Adada (association des amis des ânes).


La Dépêche du Midi




L'amitié entre un âne et un cheval

Des amitiés entre espèces naissent souvent parmi les animaux. A Dartmoor en Grande-Bretagne, un âne nouvellement né et un cheval Shire adulte sont devenus des amis, émouvant nombre de touristes.

Le petit âne, très mignon, est né il y a une semaine et mesure seulement 0,5 mètre. Malgré un écart de taille avec la star du centre de protection des chevaux – un cheval Shire, cela ne leur a pas empêché de devenir des amis.

Selon le porte-parole du centre, les deux animaux ont fait preuve d'une altitude très amicale dès la première fois qu'ils se sont rencontrés. L'âne s'est même dirigé vers le cheval pour toucher son visage avec son nez. Maintenant, le Shire docile et le nouveau-né sont déjà un spectacle du zoo, attirant un grand nombre de visiteurs.

Le Shire est une espèce de cheval élevée il y a 4 ans au centre de protection des chevaux. « Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait vraiment d'un duo bizarre. Mais plus tard je me suis rendu compte qu'ils étaient très mignons. L'âne est très dynamique, alors que le cheval se montre docile et patient 


Insolite : un Eurois fait un périple de 1 200 km avec son âne

Après Roger Lefebvre et son ânesse Nénesse l’an dernier qui avaient bouclé un tour de France de 3 500 km, c’est un autre Eurois, Éric Prévost, qui a pris la route des Pyrénées samedi matin avec pour compagnon un âne, Hector. Ils vont parcourir 1 200 km à pied et à pattes. Vendredi, le duo insolite est venu à la rencontre des enfants de l’école de Bourg-Beaudouin (notre photo), l’occasion pour eux de longuement caresser Hector et de poser mille questions à Éric.


Installé dans ce village, Éric Prévost, ancien syndicaliste CGT, amateur de marche, des Pyrénées et de peinture, s’est attaché les services de son âne Hector pour effectuer cette longue pérégrination qui doit prendre fin le 25 juillet à Poubeau, en Haute-Garonne.


« Ce voyage est fait pour aller retrouver de la famille, des amis, faire de nouvelles rencontres. Nos principales étapes passent donc par des villages où ceux qui me sont chers vivent ou ont vécu », explique l’Eurois.


Pour suivre les aventures d’Éric et Hector, rendez-vous sur http://cheminsavechector.monsite-orange.fr/index.html


BAR-LE-DUC ÉTAPE D'UN ALLEMAND QUI VOYAGE À DOS D’ÂNE

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Olivier, 55 ans, est parti de Trèves en Allemagne pour faire le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur l’itinéraire : Bar-le-Duc.


Difficile de passer inaperçu pour ce voyageur de 55 ans qui transporte derrière lui son chien et son âne. Place Reggio les jeunes curieux se sont attroupés autour de ce baroudeur, pour caresser l’équidé. Originaire de Trèves, Olivier Schreurs est un véritable aventurier, et habillé comme tel. Vêtu d’un long chapeau de toile blanc, de chaussures de marche et d’un grand sac de randonnée, cet homme à la barbe grise fait une courte escale à Bar-le-Duc, sur le chemin du retour.


Il y a huit mois, Olivier Schreurs a pris la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un parcours qu’il connaît bien. « Cela fait quatre ans que je pars là-bas », énonce cet Allemand dans un anglais approximatif. Mais n’y voyez aucun motif religieux derrière ; Olivier Schreurs n’est pas un pèlerin. « Je pars à Saint-Jacques parce que c’est un symbole. J’aime le voyage et puis il y a beaucoup de touristes là-bas. » Car la vie choisie par ce baroudeur est une vie de bohème. Laissant sa femme et son travail dans le bâtiment derrière lui, Oliver Schreurs a décidé de tout plaquer. « Mes filles sont grandes maintenant, elles ont 18 et 22 ans. J’ai choisi de vivre dans la rue, et j’aime bien ça. Tous les jours sont différents même si certains sont plus durs que d’autres, au moins, je rencontre du monde », explique-t-il avec philosophie.


Une vie de bohème

Avec sa guitare sur le dos, Olivier Schreurs a donc décidé de vivre de la charité des autres. « J’ai besoin d’argent pour retourner en Allemagne, j’aime communiquer avec les gens, je parle allemand, anglais, un peu d’espagnol et mauvais français. Merci de votre générosité ! », a-t-il écrit au feutre noir sur une pancarte en carton, accrochée sur son âne. Pour pouvoir se sustenter, lui, ainsi que ses animaux de compagnie, Olivier Schreurs enchaîne les petits boulots. Aide à la personne, ménage, jardinage, tout y passe. C’est d’ailleurs comme ça que cet homme-à-tout-faire a récupéré Victoria, son ânesse. « J’ai travaillé pendant deux semaines dans une ferme à Orléans, à la fin du mois de novembre. Pour me remercier, les agriculteurs m’ont donné cet animal ».


Chargée comme une mule, Victoria, 5 ans, transporte une trentaine de kilos – notamment un sceau rempli de pommes en guise de nourriture. Paniqué par la ville, l’animal pousse Olivier à reprendre son chemin. C’est ainsi qu’ils ont quitté Bar-le-Duc, en direction de l’hôpital. Olivier Schreurs voulait sortir de la ville pour trouver un endroit où camper la nuit. Il table sur sept semaines pour rentrer en Allemagne. Il dit devoir se dépêcher, son travail dans le bâtiment l’attend le 1er juillet. Le temps de se renflouer pour repartir, une nouvelle fois.


Marie ROUSSEL




jeune fille sur son âne au maroc
jeune fille sur son âne au maroc


photo envoyée par michel calpini
photo envoyée par michel calpini

L’âne, le nouvel outil de travail des maraîchers
L’âne, le nouvel outil de travail des maraîchers

Un cavalier à l'envers sur un âne





Un cavalier à l'envers sur un âne remplace l'amoncellement de pieds de chaises sur la Place Communale à La Louvière


Bénédicte Guettier, maman du petit âne Trotro

L'empire Trotro

On ne croirait pas à voir son humilité si touchante, que Bénédicte Guettier est à la tête d’un empire. Celui d’un petit âne gris, grand copain des enfants. Né dans sa tête en 1993 lors d’une séance de dédicace au salon du livre à côté de l’auteure Anne Trotereau, il fera son apparition dans son premier livre au millénaire, en 2000.  Depuis Trotro est devenu la star de plus de cent livres, de 78 épisodes de dessins animés et même d'un spectacle musical. Ce personnage, Bénédicte Guettier lui porte une attention toute particulière. Son regard pétille à son évocation. A la manière d’une maman, elle sourit en parlant des défauts du petit âne: «C'est un peu comme pour la création de la tarte tatin: en faisant une bêtise Trotro invente toujours quelque chose». Tout comme une mère, elle décortique et glorifie chaque élément de «son» enfant: «Ce n’est pas un simple enfant, il est très à l'aise avec les animaux, il parle aux fourmis par exemple». On la blâme un peu sur son laxisme dans la représentation qu’elle fait des parents de Trotro. Laxisme dont elle se défend bien: «On me reproche parfois que les parents ne le grondent pas assez. Moi je trouve qu’il n y a pas de quoi péter un câble.» 

Petit âne deviendra grand

Mais Trotro n’est plus un bébé. Il a déjà 15 ans. Et ça Bénédicte Guettier en a bien conscience: «Il a muri pendant toutes ses années, sans que j’y pense». Il a à présent une petite sœur, Zaza et vit des histoires inédites avec elle. Mais pas de mélancolie ou de «c’était mieux avant». Elle aime le transformer. 
Son exposition à la galerie Barbier et Mathon, dans le 9e, en témoigne. L’âne n’est plus dans une histoire. Dans de grands formats, il apparaît moins rieur qu’à son habitude, il a l’air méditatif. Son univers n’a cependant pas changé: on retrouve toujours la vivacité des couleurs et la simplicité du décor qui l’entoure. «C’est un besoin que j’ai, de lumière, de soleil, de fraicheur, ça me fait du bien.» Lui cependant grandit. «Avec cette exposition, Trotro est dans une espèce de rêve, entre enfance et monde d’adulte».

Petit âne deviendra grand

Mais Trotro n’est plus un bébé. Il a déjà 15 ans. Et ça Bénédicte Guettier en a bien conscience: «Il a muri pendant toutes ses années, sans que j’y pense». Il a à présent une petite sœur, Zaza et vit des histoires inédites avec elle. Mais pas de mélancolie ou de «c’était mieux avant». Elle aime le transformer. 
Son exposition à la galerie Barbier et Mathon, dans le 9e, en témoigne. L’âne n’est plus dans une histoire. Dans de grands formats, il apparaît moins rieur qu’à son habitude, il a l’air méditatif. Son univers n’a cependant pas changé: on retrouve toujours la vivacité des couleurs et la simplicité du décor qui l’entoure. «C’est un besoin que j’ai, de lumière, de soleil, de fraicheur, ça me fait du bien.» Lui cependant grandit. «Avec cette exposition, Trotro est dans une espèce de rêve, entre enfance et monde d’adulte».

La star des enfants

Avec le temps, Bénédicte Guettier a aussi assisté au succès progressif de son petit âne. Lui qui était le grand héros de sa fille, est devenu le copain de milliers d’enfants en France. Ce sont même eux qui, à présent, permettent de faire découvrir de nouvelles histoires à Trotro. Jean-Baptiste Barbier, à la tête de la galerieBarbier et Mathon le relate lui même : «Mon fils de deux ans n’arrêtait pas de regarder Trotro. Je me suis penché sur le dessin, j’ai aimé et j’ai appelé Bénédicte Guettier pour lui proposer l’exposition». Même scénario lors de la création du spectacle musical aux Folies Bergères. «J’adore que cela vienne des enfants». Des petits qui ne cessent de l’inspirer, de la conseiller et qui finalement la ramène toujours un peu plus dans une époque dorée et insouciante de la jeunesse où «manèges et bonbons» traversent et colorent son imagination. 

La procession de l’âne des Rameaux

Le dimanche des Rameaux, les paroissiens du village viticole d’Ammerschwihr perpétuent le rite médiéval du « Palmesel » : avec leur bouquet de rameaux à la main, ils partent en procession dans les rues, suivant une statue du Christ juché sur un âne. Une tradition qui a bien failli disparaître.

Le vieux rite catholique du Palmesel (en allemand, âne des Rameaux), autrefois très pratiqué dans les régions germanophones, ne survit plus qu’à Ammerschwihr et dans quelques paroisses du Tyrol. Il aurait totalement disparu d’Alsace si le curé Jérôme Neth n’avait pas réhabilité, en 1957, cette procession entre la chapelle Saint-Wendelin et l’église paroissiale Saint-Martin.

Selon l’historien Francis Lichtlé, habitant cette commune, « la tradition s’est éteinte au XIXe siècle et l’on n’en retrouve pas de traces dans les textes qui nous éclairent sur les usages antérieurs. Le Palmesel d’Ammerschwihr est daté de la fin du XVe siècle : c’est une statue de belle facture, polychrome, la tunique du Christ est de couleur verte. Avant 1957, le Palmesel était simplement sorti du chœur de l’église sur le parvis de l’église, le dimanche des Rameaux. »

Les ânes au musée

Dans la liturgie, la fête des Rameaux ouvre la Semaine sainte. La tradition remonterait au Xe siècle dans les villes germaniques et s’est développée entre le XIVe et le XVIe siècle. Cette fête célébrée le dimanche avant Pâques rappelle aux croyants le jour où Jésus fut acclamé comme un roi par les habitants de Jérusalem qui le saluaient avec des rameaux d’olivier (Évangile de Saint-Matthieu 21,1 – 11), avant d’être, quelques jours plus tard, condamné à mort et crucifié.

Le Palmesel est une représentation sculptée et polychrome de Jésus monté sur un âne en bois, posée sur une plate-forme en bois munie de roulettes. Sa taille était variable, de celle d’un jouet jusqu’à celle d’un humain. Sculptés par des artisans anonymes en Alsace, en Autriche, en Allemagne du sud-ouest, au Tyrol et en Suisse, certains de ces ânes surmontés du Christ sont aujourd’hui exposés dans les plus grands musées : au Louvre à Paris, au Metropolitan museum à New York, au Musée historique de Bâle, à Cologne, Dresde, Stuttgart, Cracovie ou, plus près de nous, à Cluny, à l’Œuvre Notre-Dame à Strasbourg et au musée Unterlinden à Colmar.

Selon une liste non exhaustive du musée Unterlinden, une douzaine de Christ des Rameaux sont recensés, dont quatre en Alsace. Le plus ancien exemplaire, daté du XIIe siècle, est conservé au Musée national suisse de Zurich. L’un des moins connus est celui du Musée historique de Kaysersberg.

Rares aujourd’hui, ces statues médiévales sont des rescapées des guerres de religions. Entre 1517 et 1570, les Christ des Rameaux ont été massivement détruits lors de la Réforme, par des protestants fanatiques qui proscrivaient la vénération d’images et de sculptures religieuses. Plus tard, en 1782, l’Église catholique a interdit la pratique de la « fête de l’âne », considérant que la procession des Rameaux est un moment de recueillement qui annonce la mort prochaine du Christ, et non un défilé carnavalesque.

Déclarés hérétiques

Les ânes des Rameaux, déclarés hérétiques, ont été cassés, brûlés, découpés et parfois même immergés dans l’eau. Même s’il est impossible d’évaluer le nombre de Palmesel existants alors dans les régions méridionales du Saint-Empire romain-germanique, de l’Autriche à la Suisse alémanique, la perte de ce patrimoine est immense. Ces atteintes à l’art religieux sont irréparables, com-parables à celles perpétrées actuellement sur d’autres territoires, au nom d’une autre religion.

Ce dimanche matin, le public pourra à nouveau se mêler aux paroissiens d’Ammerschwihr et s’émerveiller qu’aujourd’hui, un Palmesel du XVe siècle puisse encore être exhibé en Alsace. Plus loin, dans le Tyrol autrichien, une Palmeselprozession a lieu, depuis plus de 200 ans, à Thaur, et une autre encore depuis quelques dizaines d’années à Hall.


Pratteln : un âne coincé dans une bouche d'égout

A Pratteln (dans le canton de Bâle-Campagne), les pompiers et la police ont eu à porter secours à un âne tombé dans un puits. C’était samedi matin. L’animal avait tout son arrière train bloqué dans le trou et n’arrivait pas à s’en extirper. Il s’en est sorti avec quelques égratignures, grâce à la rapidité de ses sauveteurs.



Insolite Un Choletais maîtrise un âne en divagation sur l'A75 

Le Dr Belghalem n'a pas manqué de sang froid, lundi, lorsqu'il a croisé un âne qui divaguait sur l'A75, du côté de Courdes, dans le sens Issoire - Clermont-Ferrand.


Ce médecin choletais exerçant au Puy-en-Velay, habitué des trajets sur cette autoroute, a eu une belle frayeur.


"J'ai vu cet animal alors que la voie de droite était déjà neutralisée", raconte le Dr Belghalem, joint par téléphone.


"L'âne avait peur et il cherchait à passer de l'autre côté de l'autoroute. S'il réussissait, il mettait la vie des automobilistes en danger. Il a donc fallu intervenir."


Après plusieurs autres automobilistes, le Choletais n'a pas hésité une seconde. "Je suis sorti de mon véhicule pour aider deux autres personnes et nous l'avons immobilisé à bout de bras. J'ai d'ailleurs été légèrement blessé à la main", témoigne-t-il.


"Si jamais l’âne s'était enfui, j’étais prêt à le percuter pour éviter qu’il ne passe de l’autre côté. Mieux vaux casser sa voiture que de risquer des vies, qui n'ont pas de prix."


Aucun accident n'a été constaté par les gendarmes du peloton motorisé qui sont également intervenus. 


Ce mercredi, à New-York, a eu lieu un drôle de match de basket dans un lycée afin d'organiser une collecte de fonds tout en amusant public et joueurs. Du basket à dos d'âne, un défi de taille.


Garder l'équilibre sur un âne tout en dribblant ou en mettant des paniers c'est le défi que se sont lancé les anciens élèves d'un collège New-Yorkais. Deux cents personnes sont venues costumées pour assister à ce match de basket qui a visiblement fait beaucoup rire.


Il n'est en effet pas évident de maîtriser le ballon tout en dirigeant l'âne qui a la réputation d'être borné. D'autant plus que de nombreux joueurs n'avaient jamais pratiqué l'équitation. Les chutes ont été nombreuses mais tout s'est fait dans la bonne humeur.


 Ça fait près de dix ans que Jean et Mario arpentent inlassablement les chemins de France depuis la vallée du Cher où ils habitent. Avec un but unique, sensibiliser les gens à la recherche contre le cancer des enfants, et récolter des dons pour l'association L'Étoile de Martin.


En dix ans, plus de 20.000 km ont été parcourus, à raison de 2.000 km par an en moyenne, par le mulet Mario et son maître, ancien directeur d'établissements accueillant des handicapés.

« Mais, curieusement, nous n'étions encore jamais venus jusqu'à Blois, avoue le marcheur muletier, comme des amis me l'ont fait remarquer. Voilà qui sera donc réparé. »

Ce jeudi 5 mars en effet, Mario et Jean partiront de Mareuil-sur-Cher pour un petit périple intradépartemental de cinq jours, baptisé « Entre Loire et Cher », avec un point culminant à Blois, samedi, toute la journée. 

Et c'est souvent grâce aux belles grandes oreilles et aux doux yeux de Mario, solide mulet issu d'un croisement d'un baudet du Poitou et d'une jument mulassière, que le marcheur entre en contact avec les gens. A lui ensuite d'expliquer que le cancer est la première cause de mortalité par maladie chez les enfants, et qu'un enfant sur 440 sera touché avant l'âge de 15 ans.

Les dons que récolte Jean Poitevin sont destinés à l'association L'Étoile de Martin, une association reconnue d'intérêt général, qui participe activement au financement de programmes de recherche sur les cancers de l'enfant, notamment à Villejuif.

« En septembre dernier, j'ai marché jusqu'à Vézelay, dans l'Yonne, et j'ai récolté près de 6.000 € », se réjouit-il. 

Pour cette première et courte (100 km) balade de l'année, Jean n'en attend pas autant. Mais il espère un bel accueil à toutes ces étapes, entre Loire et Cher.« Et si c'est concluant, on ira vers Vendôme une prochaine fois ! »


La ville de Cannes se lance dans une première expérience de débroussaillement avec un couple d'ânes qui va, pendant 10 mois, brouter près de 3 hectares de végétation du parc naturel forestier.

Rifi et Fifi ont commencé le travail depuis ce lundi grâce à l'association Ânestérel, spécialiste du débroussaillement "porpre". Le petit couple d'équidés démarre par une parcelle de 600 m2, proche du chemin de l'Aubarède, en limite du Cannet-Rocheville.

L'âne de 9 ans et son ânesse bien aimée de 8 ans vont ainsi débroussailler cinq secteurs de la Croix des Gardes, particulièrement touchés par les repousses de mimosa, trop invasif. Chardon, herbe, pampa, ronce... Rifi et Fifi devraient se régaler, à raison de 15 kg de végétation chacun avalés quotidiennement.

Une opération écologique, économique, pédagogique, ludique et même un brin sociale.


Une mule effectue des travaux

Les travaux d'embellissement de la butte continuent cette année. Mais le chemin d'accès, très difficile, ne permet pas l'utilisation d'engins de travaux motorisés. La commune de Gourdon a décidé de faire appel à l'entreprise de Serge Moro, du Vigan, pour transporter du matériel lourd sur le site de l'ancien château qui offre un magnifique point de vue.

Afin de réaliser ces travaux d‘embellissement, il est apparu nécessaire d'utiliser les services d'une mule. Le 11 février, les riverains et les passants ont pu voir l'animal travailler sous un beau soleil hivernal. Un véritable travail de collaboration s'est ainsi mis en place avec les agents du service technique. En effet, des caméras de surveillance vont être prochainement installées.

«Après de longs débats, le conseil municipal a décidé de leur installation car l'espace est difficile à sécuriser. Nous avons commencé à valoriser ce lieu et souhaitons poursuivre ces aménagements pour en faire un lieu de promenade agréable au cœur la cité médiévale. Malheureusement, régulièrement, les agents communaux constatent de nombreuses dégradations. Un système de vidéosurveillance nous a semblé être un compromis permettant à tout le monde de profiter librement du site» explique Delphine Soubiroux Magrez, adjointe déléguée à la commission culture, patrimoine et communication.

De nouveaux panneaux d'informations vont être mis en place ainsi que des bancs neufs.


les synonymes du mot âne

aliboron, âne bâté, ânichon, aze, bêta, bête, ballot, balourd, balourde, baudet, benêt, bourricot, bourrique, bourriquet, buse, butor, crétin, cruche, godiche, grison, hémione, idiot, ignorant, imbécile, lourdaud, monture, mule, mulet, niais, onagre, peccata, roussin, roussin d'Arcadie, sot


certains mots sont des vrais synonyme alors que d'autres sont des hérésies pour qui connaît vraiment l'âne.


une chèvre retrouve son ami l'âne


l'âne de jean ferrat


Bichette joue la vedette

Ils ont imaginé d’amener les enfants à l’école... à dos d’âne.


Il n'y avait pas messe en ce dimanche 18 janvier en l'église Saint-Paulin, et pourtant une cinquantaine de personnes étaient massées sur le parvis à l'appel de l'association Amicale du Changement. La raison de ce rassemblement était de faire connaissance avec Bichette, charmante petite ânesse de 22 ans, très docile et qui se laissait volontiers caresser...




Au burkina


Avec mes enfants pour aller remplir nos bidons vides. Il fallait trouver un puits quelque part, et comme les bidons sont lourds on a pris la charrette avec notre petit âne tout fatigué… On a mis genre une heure 

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